Quel site de création d'entreprise choisir selon votre projet
Quel est le meilleur site pour créer son entreprise ? Comparatif des plateformes payantes, analyse du guichet unique INPI gratuit et conseils pour choisir

Le meilleur site pour créer son entreprise dépend de votre profil. Pour une démarche gratuite et autonome (surtout en micro-entreprise), le portail officiel de l'INPI est l'unique solution. Pour créer une société (SASU, SARL) avec un accompagnement sécurisant, des plateformes comme LegalPlace ou Legalstart sont recommandées.
Le meilleur site pour créer son entreprise dépend entièrement de votre profil : le guichet unique de l'INPI est la solution officielle et gratuite pour les entrepreneurs autonomes, tandis que des plateformes comme Legalstart ou LegalPlace offrent un accompagnement payant mais sécurisant pour ceux qui créent une société. Le choix se fait donc entre la gratuité et le niveau de service juridique et administratif souhaité. Cet article vous aide à choisir la bonne option selon votre statut et votre budget.
Comparatif en un coup d'œil
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| Plateforme | Type de service | Tarif indicatif (hors frais) | Point fort | Limite principale |
|---|---|---|---|---|
| INPI (Guichet Unique) | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Legalstart | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| LegalPlace | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Shine | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Indy | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Swapn | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
Pourquoi créer son entreprise en ligne plutôt qu'en présentiel ?
Créer son entreprise en ligne est devenu la norme en France, principalement pour des raisons d'efficacité et d'accessibilité. La centralisation des démarches via une plateforme unique évite les déplacements multiples auprès des anciens Centres de Formalités des Entreprises (CFE) comme la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) ou la Chambre de Métiers et de l'Artisanat (CMA). Cette approche permet de soumettre un dossier 24h/24, 7j/7, depuis n'importe où. Le principal avantage est un gain de temps considérable, car les formulaires sont standardisés et les documents peuvent être téléversés directement. De plus, les coûts sont souvent réduits, surtout si l'on passe par le service public, car on évite les frais de traitement de dossier physique.
✅ En résumé :
- Pour un budget nul et un profil autonome : L'INPI (guichet unique) est la seule option.
- Pour une création de société simple (SASU/EURL) : LegalPlace offre un excellent rapport qualité-prix.
- Pour des besoins plus complexes ou un accompagnement renforcé : Legalstart est la référence historique.
- Pour intégrer création, banque et compta dès le départ : Shine, Indy ou Swapn sont des solutions tout-en-un pertinentes.
Démarches 100 % dématérialisées : ce que cela change concrètement
La dématérialisation intégrale signifie que chaque étape, de la rédaction des statuts au dépôt des pièces justificatives, se fait via une interface web. Concrètement, vous n'avez plus à imprimer de formulaires Cerfa ni à envoyer de courriers recommandés au greffe du tribunal de commerce. Les plateformes en ligne, qu'elles soient publiques ou privées, guident l'utilisateur à travers un formulaire intelligent qui adapte les questions à la forme juridique choisie (SARL, SASU, micro-entreprise, etc.). Les documents, comme la pièce d'identité ou le justificatif de domiciliation, sont simplement scannés ou photographiés. Le paiement des frais légaux (greffe, annonce légale) s'effectue également par carte bancaire. Cette centralisation vise à simplifier la procédure et à accélérer le traitement des dossiers par les administrations compétentes.
Les limites à connaître avant de se lancer en ligne
Le principal inconvénient de la création en ligne est l'absence d'interlocuteur physique. En cas de doute ou de situation complexe (pacte d'associés spécifique, montage juridique particulier), l'interface web montre ses limites. Les plateformes privées proposent une assistance (tchat, téléphone), mais elle ne remplace pas le conseil personnalisé d'un avocat ou d'un expert-comptable. Une autre limite concerne la rigidité des formulaires : si votre situation sort des cadres standards, il peut être difficile de l'adapter. Enfin, les délais de traitement, bien que théoriquement plus courts, peuvent s'allonger en cas d'erreur dans le dossier. Le suivi peut parfois être moins transparent qu'avec un contact direct au greffe. Il est donc crucial de bien préparer son projet en amont.
Le site officiel gratuit : INPI / guichet unique
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création, modification ou cessation d'entreprise doivent obligatoirement passer par le guichet unique opéré par l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), comme le précise le portail officiel entreprendre.service-public.gouv.fr (2026). Cette plateforme centralise les demandes pour les transmettre aux organismes compétents (Greffe, URSSAF, services des impôts). Son utilisation pour la formalité d'immatriculation en elle-même est gratuite. Il s'agit du chemin réglementaire pour toute création d'entreprise, que vous fassiez la démarche seul ou via un prestataire privé. Les plateformes payantes sont en réalité des intermédiaires qui utilisent ce même guichet unique pour soumettre votre dossier après vous avoir aidé à le constituer.
Que vous soyez un entrepreneur individuel ou que vous envisagiez de créer son entreprise étapes 2026 de manière plus complexe, le guichet unique est votre point de départ.
💡 À noter : Même si vous utilisez un service payant comme Legalstart, votre dossier final transitera obligatoirement par le portail de l'INPI. La valeur ajoutée des acteurs privés réside dans l'accompagnement en amont de cette soumission.
Ce que le guichet unique prend en charge gratuitement
Le guichet unique de l'INPI prend en charge l'intégralité du processus de déclaration. Concrètement, la plateforme vous permet de :
- Remplir le formulaire dynamique de déclaration de création d'entreprise.
- Téléverser toutes les pièces justificatives requises (statuts signés, attestation de dépôt de capital, justificatif de siège social, etc.).
- Payer les frais de greffe obligatoires par carte bancaire.
- Suivre l'avancement de votre dossier auprès des différentes administrations.
L'interface est conçue pour gérer la création de tous les types de structures : micro-entreprise, entreprise individuelle (EI), et toutes les formes de sociétés (SAS, SARL, EURL, SASU). Le service est accessible sans frais de dossier, seuls les coûts légaux incompressibles sont à régler.
Quand le guichet unique ne suffit pas
Le guichet unique est un outil de transmission, pas un service de conseil juridique. Il ne vous aidera pas si vous êtes dans l'une des situations suivantes :
- Aide à la décision : La plateforme ne vous conseille pas sur le choix du statut juridique le plus adapté à votre projet.
- Rédaction des statuts : L'INPI ne fournit pas de modèle de statuts ni d'aide pour les rédiger. Vous devez arriver avec des statuts déjà rédigés et conformes. C'est un point crucial, car des statuts mal rédigés peuvent avoir des conséquences lourdes.
- Optimisation fiscale et sociale : Le guichet unique n'offre aucun conseil sur les options fiscales (impôt sur le revenu ou sur les sociétés) ou le statut du dirigeant.
- Gestion des cas complexes : Si votre projet implique plusieurs associés avec un pacte complexe, un apport en nature nécessitant un commissaire aux apports, ou toute autre spécificité, l'interface standardisée ne sera pas suffisante. Il faudra consulter un professionnel.
Pour tout savoir sur les vrais délais au guichet unique INPI, une analyse détaillée est disponible.
Pour en savoir plus sur les délais réels et les implications de l'utilisation du guichet unique, consultez notre article détaillé sur les vrais délais de création d'entreprise au guichet unique.
Comparatif des meilleurs sites payants pour créer son entreprise en ligne
À côté du portail officiel, un écosystème de plateformes privées, souvent appelées "legaltechs", s'est développé pour accompagner les créateurs d'entreprise. Ces services payants agissent comme des intermédiaires pour simplifier les démarches, sécuriser la rédaction des documents juridiques et offrir un support client. Leur promesse est de rendre la création d'entreprise plus accessible que le recours à un avocat ou un expert-comptable, tout en étant plus guidée que l'utilisation du guichet unique en totale autonomie. Leurs offres varient, allant de la simple génération de documents à un accompagnement complet incluant des conseils juridiques par téléphone. Il est essentiel de vérifier que les tarifs affichés incluent bien tous les frais obligatoires, comme la publication de l'annonce légale.
Legalstart : la plateforme historique de création d'entreprise
Acteur historique et leader du marché, Legalstart.fr propose une gamme de services très étendue qui va au-delà de la simple création d'entreprise (gestion des contrats, dépôt de marque, etc.).
- Verdict : Idéal pour les créateurs qui cherchent un accompagnement robuste et complet, et qui sont prêts à payer pour la réputation et la profondeur des services.
- Points forts :
- Exhaustivité : L'offre couvre quasiment tous les besoins juridiques d'une entreprise.
- Support client réputé : Une assistance par des juristes est disponible et souvent citée comme un point fort.
- Processus éprouvé : La plateforme a géré des centaines de milliers de créations, ce qui rend le parcours utilisateur fluide et sécurisé.
- Limites :
- Tarifs plus élevés : Le positionnement premium se reflète dans les prix, qui sont généralement supérieurs à ceux de ses concurrents directs.
- Options nombreuses : La richesse de l'offre peut parfois rendre le choix du pack complexe pour un néophyte.
- Tarifs indicatifs (2026) : Les offres de création de société démarrent généralement autour de 150 € HT, hors frais d'annonce légale et de greffe. Vérifiez les tarifs en vigueur sur leur site.
LegalPlace : le meilleur rapport qualité/prix selon son profil
LegalPlace s'est positionné comme le principal concurrent de Legalstart, avec une approche souvent perçue comme plus agressive sur les tarifs et axée sur l'essentiel.
- Verdict : Le meilleur choix pour les créateurs de SASU ou d'EURL qui ont un budget maîtrisé mais souhaitent tout de même un accompagnement pour sécuriser leurs démarches.
- Points forts :
- Rapport qualité/prix : Souvent considéré comme l'un des plus compétitifs du marché pour un service de qualité.
- Offre claire : Les différents packs sont faciles à comprendre et à comparer.
- Services complémentaires : LegalPlace a élargi son offre à la comptabilité et à la domiciliation, offrant une solution intégrée.
- Limites :
- Moins de services annexes : L'éventail de services juridiques est moins large que celui de Legalstart.
- Support client variable : Selon les retours, la réactivité du support peut varier en fonction de l'affluence.
- Tarifs indicatifs (2026) : Les formules de création de société sont souvent proposées à partir de 130 € HT, hors frais légaux.
Shine et Indy : quand comptabilité et banque se combinent à la création
Shine (néobanque) et Indy (logiciel de comptabilité) abordent le marché différemment. La création d'entreprise n'est pas leur cœur de métier mais un produit d'appel pour attirer de nouveaux clients vers leurs services principaux.
- Verdict : Une excellente option pour les freelances et dirigeants de TPE qui veulent centraliser leurs outils dès le départ et considèrent la création comme une simple étape administrative.
- Points forts :
- Création "gratuite" : La formalité de création est souvent offerte en souscrivant à un abonnement annuel à leur service principal (compte pro ou logiciel de comptabilité).
- Intégration native : Le dépôt de capital se fait directement chez Shine, et la comptabilité est prête à l'emploi chez Indy dès le premier jour.
- Simplicité : Le processus est ultra-simplifié, car il est conçu pour des statuts standards (SASU, EURL).
- Limites :
- Moins de personnalisation juridique : Ne convient pas aux projets avec des statuts complexes ou plusieurs associés.
- Engagement : La "gratuité" est conditionnée à un engagement sur le service principal.
- Tarifs indicatifs (2026) : La création est incluse dans l'abonnement, qui varie de 10 € à 50 € HT par mois selon la formule.
Swapn : l'option pour les entrepreneurs qui veulent tout en un
Swapn se positionne comme une solution tout-en-un qui va encore plus loin que Shine ou Indy, en intégrant création, banque, comptabilité, facturation et même un CRM.
- Verdict : Parfait pour l'entrepreneur solo ou la petite équipe qui veut un "système d'exploitation" pour son entreprise et minimiser le nombre d'outils à gérer.
- Points forts :
- Centralisation extrême : Un seul abonnement et une seule interface pour piloter toute l'activité administrative et financière.
- Vision globale : Permet d'avoir une vue d'ensemble de la santé de l'entreprise en temps réel.
- Tarification claire : Un abonnement mensuel unique pour l'ensemble des services.
- Limites :
- Dépendance à une seule plateforme : Si un module ne convient pas, il est difficile de le remplacer sans changer tout l'écosystème.
- Moins spécialisé : Chaque outil individuel peut être moins puissant qu'un logiciel dédié (ex : un CRM spécialisé sera plus complet).
- Tarifs indicatifs (2026) : Les abonnements tout-en-un démarrent généralement autour de 40 € HT par mois.
Quel site choisir selon votre profil d'entrepreneur ? (CAS PRATIQUE CHIFFRÉ)
Le choix de la plateforme idéale n'est pas universel. Il dépend de trois facteurs clés : votre statut juridique, votre budget et votre besoin d'autonomie. Pour illustrer cela, analysons trois scénarios courants. Chaque parcours met en évidence des besoins différents et donc des solutions adaptées, allant de la gratuité totale à un service d'accompagnement plus complet. Il est crucial de comprendre que le coût n'est pas le seul critère ; le temps économisé et la sécurité juridique apportée sont des éléments de valeur importants. En fonction de votre projet, il peut être plus judicieux de savoir quel type d'entreprise créer en ligne selon votre projet avant de choisir la plateforme.
Pour vous aider à démarrer, découvrez notre article sur quel type d'entreprise créer en ligne en 2026 pour identifier la structure la plus adaptée à votre projet.
Scénario 1 : vous lancez une micro-entreprise avec 0 €
- Profil : Vous lancez une activité de conseil en freelance (prestation de services BNC) et souhaitez minimiser les coûts de démarrage.
- Parcours recommandé :
- Plateforme : Utiliser directement le site du guichet unique de l'INPI. C'est la solution la plus directe et totalement gratuite.
- Étapes clés : La déclaration est très simple. Il suffit de remplir le formulaire en ligne, de télécharger une copie de votre pièce d'identité et de fournir une déclaration sur l'honneur de non-condamnation. Il n'y a ni statuts à rédiger, ni capital à déposer.
- Coût total : 0 €. L'immatriculation d'une micro-entreprise est entièrement gratuite. Il n'y a pas de frais de greffe ni d'annonce légale.
- Verdict du scénario : Pour une micro-entreprise, passer par une plateforme payante n'apporte quasiment aucune valeur ajoutée. La démarche sur le site de l'INPI est suffisamment simple pour être réalisée seul en moins d'une heure.
Scénario 2 : vous créez une SASU seul(e)
- Profil : Vous êtes seul(e) à créer une société de services (SASU) pour protéger votre patrimoine et optimiser votre rémunération. Vous avez des statuts standards.
- Parcours recommandé :
- Plateforme : Une legaltech comme LegalPlace est un excellent compromis. Elle vous guidera dans la rédaction des statuts et la constitution du dossier pour un tarif maîtrisé.
- Étapes clés : La plateforme génère vos statuts, vous aide à publier l'annonce légale à un tarif négocié, et pré-remplit le dossier pour l'INPI. Vous devrez ouvrir un compte pro (chez Qonto par exemple) pour déposer votre capital social (même 1 € symbolique).
- Coût estimé :
- Frais de la plateforme : environ 130 € HT.
- Annonce légale (tarif forfaitaire) : environ 139 € HT.
- Frais de greffe : environ 37 €.
- Total : Environ 306 € HT.
- Verdict du scénario : La legaltech sécurise la partie la plus complexe (rédaction des statuts) pour un coût bien inférieur à celui d'un expert-comptable ou d'un avocat, ce qui est idéal pour un lancement de SASU standard.
Scénario 3 : vous montez une SARL à plusieurs associés
- Profil : Vous êtes deux associés ou plus et créez une SARL. Vous avez des apports différents et souhaitez définir clairement les règles de gouvernance entre vous.
- Parcours recommandé :
- Plateforme : Legalstart est une option robuste grâce à la qualité de son support juridique. Pour des statuts plus complexes, l'assistance d'un juriste est un vrai plus.
- Étapes clés : La plateforme permet une personnalisation plus poussée des statuts. Le support peut répondre à des questions sur les clauses spécifiques. La publication de l'annonce légale et la gestion du dossier sont incluses.
- Coût estimé :
- Frais de la plateforme : environ 150 € à 300 € HT selon le niveau d'accompagnement.
- Annonce légale (tarif forfaitaire) : environ 162 € HT.
- Frais de greffe : environ 37 €.
- Total : Entre 350 € et 500 € HT.
- Verdict du scénario :
📌 Important : Si les relations entre associés sont complexes ou si un pacte d'associés détaillé est nécessaire, l'intervention d'un avocat reste la solution la plus sûre, même si elle est plus coûteuse (1 500 € à 3 000 € HT). Les legaltechs sont parfaites pour des SARL standards, mais atteignent leurs limites sur du sur-mesure.
Si vous avez des doutes sur le meilleur statut à choisir pour votre entreprise, n'hésitez pas à consulter notre guide complet pour choisir son statut juridique d'entreprise en 2026.
L'erreur courante à éviter absolument lors du choix d'un site de création
Le marché de la création d'entreprise en ligne est compétitif, et les offres sont conçues pour être attractives. Cependant, une mauvaise interprétation des services inclus peut entraîner des retards et des coûts imprévus. L'erreur la plus fréquente est de sous-estimer la complexité juridique de son projet et de choisir une offre basique en pensant qu'elle couvre tous les aspects. Cette méprise peut transformer une démarche qui semblait simple et peu coûteuse en un parcours semé d'embûches administratives. Il est donc primordial de lire attentivement le détail des prestations avant de s'engager sur une plateforme.
Confondre 'création en ligne' et 'accompagnement juridique complet'
Beaucoup de créateurs pensent qu'un site de création d'entreprise offre un conseil juridique personnalisé. Or, ce n'est généralement pas le cas. Les legaltechs fournissent une assistance à la réalisation de formalités juridiques, mais pas de conseil juridique au sens strict, qui reste le monopole des professions réglementées (avocats, notaires, experts-comptables). Concrètement, la plateforme vous aide à remplir les documents et à les soumettre, mais elle ne validera pas la pertinence de vos choix stratégiques (forme juridique, régime fiscal, statut du dirigeant) par rapport à votre situation personnelle. L'erreur est de croire que la validation technique du dossier par la plateforme équivaut à une validation stratégique et juridique de votre projet. Si votre dossier est rejeté par le greffe pour un motif de fond, la plateforme aura rempli sa mission de formaliste, mais vous aurez perdu du temps et de l'argent.
Les frais cachés qui font grimper la facture finale
Le prix d'appel affiché par de nombreuses plateformes est souvent séduisant, mais il ne représente qu'une partie de la facture finale. L'erreur classique est de ne pas anticiper les coûts additionnels, qui sont pourtant obligatoires.
- L'annonce légale : C'est le coût incompressible le plus important pour la création d'une société. Son prix est forfaitaire et fixé par arrêté ministériel, variant légèrement selon le statut et le département (environ 140 € à 200 €). Certaines offres d'entrée de gamme ne l'incluent pas.
- Les frais de greffe : Il s'agit des frais administratifs pour l'immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Ils sont d'environ 37 € pour une société commerciale.
- Les options payantes : De nombreuses plateformes proposent des options utiles mais payantes : traitement express, assistance téléphonique prioritaire, récupération du Kbis en urgence. Ces options peuvent rapidement faire doubler le prix de base.
Au final, un pack affiché à 99 € peut facilement coûter plus de 350 € une fois tous les frais et options ajoutés. Il est donc essentiel de comparer le coût total, tout inclus.
Pour une compréhension approfondie de toutes les étapes et un accompagnement dans votre projet, notre article sur créer son entreprise en 2026 : étapes, statuts et aides est une ressource précieuse.
Comment créer son entreprise gratuitement en ligne : ce que cela implique vraiment
La promesse de "créer son entreprise gratuitement" est une requête fréquente et légitime. Dans les faits, cette gratuité dépend totalement du statut juridique choisi. Pour une micro-entreprise, la promesse est tenue : la démarche est réellement sans frais. Pour une société (SASU, EURL, SARL, SAS), le terme "gratuit" est trompeur. Si l'utilisation du service public est bien gratuite, des coûts administratifs fixés par l'État restent incompressibles. Comprendre cette distinction est la première étape pour établir un budget de création réaliste. Pour un aperçu complet, vous pouvez consulter notre guide sur comment créer son entreprise en 2026 pas à pas.
Ce qui est vraiment gratuit
Ce qui est véritablement gratuit dans le processus de création d'entreprise en ligne se limite à deux aspects principaux :
- L'immatriculation d'une entreprise individuelle (EI ou micro-entreprise) : Si vous optez pour ce statut, l'ensemble de la formalité de déclaration sur le site de l'INPI est entièrement gratuit. Il n'y a aucuns frais de greffe à avancer.
- L'utilisation de la plateforme du guichet unique : Quel que soit le statut choisi, l'accès et l'utilisation du portail de l'INPI pour déposer son dossier ne sont pas facturés. L'État ne facture pas de "frais de dossier" pour le service en ligne lui-même.
Certaines néobanques comme Shine ou des logiciels comme Indy proposent également une "création gratuite", mais il s'agit d'une offre commerciale : les frais sont offerts en échange de la souscription à un abonnement payant.
Ce qui reste payant même via un site officiel
Même en effectuant toutes les démarches seul via le guichet unique de l'INPI, la création d'une société commerciale engendre des frais obligatoires :
- La publication d'une annonce légale : C'est une obligation pour toutes les sociétés (SAS, SARL, etc.). Le coût est forfaitaire et s'élève en moyenne entre 139 € et 197 € HT en 2026, selon la forme juridique.
- Les frais de greffe : L'immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) est payante. Pour une société commerciale, ces frais s'élèvent à environ 37 €.
- Le dépôt du capital social : Bien que le capital puisse être de 1 €, le déposer sur un compte bloqué auprès d'une banque ou d'un notaire engendre des frais de gestion (entre 50 € et 150 € en général, souvent gratuits avec les néobanques).
En conclusion, la création d'une société a un coût incompressible d'environ 200 à 250 €, même sans aucun accompagnement.
Pour approfondir ce sujet et obtenir un aperçu complet des démarches, notre guide sur comment créer son entreprise en 2026 vous offre une feuille de route détaillée.
Étapes clés pour créer son entreprise en ligne, quel que soit le site choisi
Quel que soit l'outil que vous choisissez, de l'INPI en autonomie complète à une plateforme tout-en-un, le processus de création d'une société suit une chronologie immuable. Connaître ces étapes vous permet de mieux préparer votre projet et d'identifier à quel moment l'aide d'un service payant peut être la plus précieuse. Chaque étape est un jalon critique qui conditionne la validité de votre immatriculation finale. Une erreur à l'une de ces phases peut entraîner un rejet du dossier par le greffe et des délais supplémentaires. Notre guide détaillé sur les étapes pour créer son entreprise en 2026 couvre ce processus en profondeur.
Notre guide complet sur la création d'entreprise en ligne en 2026 vous fournira toutes les informations nécessaires pour naviguer dans ce processus.
- Choix de la forme juridique : C'est la décision la plus structurante. SARL, SAS, SASU, EURL ? Ce choix impacte votre fiscalité, votre responsabilité et votre régime social.
- Rédaction des statuts : Le "contrat" de votre société. C'est l'étape où les plateformes payantes apportent le plus de valeur, en fournissant des modèles pré-remplis et personnalisables.
- Dépôt du capital social : Vous devez déposer les apports en numéraire sur un compte bancaire professionnel bloqué. La banque vous remettra une attestation de dépôt de fonds.
- Publication d'une annonce légale : Obligatoire pour informer les tiers de la création de votre société. Les plateformes en ligne proposent souvent ce service à des tarifs négociés.
- Finalisation du dossier de création : Rassembler toutes les pièces justificatives (statuts signés, attestation de dépôt de fonds, attestation de parution de l'annonce légale, justificatif de siège social, pièce d'identité du dirigeant, déclaration des bénéficiaires effectifs).
- Dépôt du dossier sur le guichet unique (INPI) : C'est la soumission finale. Que vous le fassiez vous-même ou via une plateforme, c'est ici que tout converge.
- Réception de l'extrait Kbis : Une fois le dossier validé par le greffe, vous recevez votre Kbis, véritable carte d'identité de votre entreprise. Vous êtes officiellement immatriculé.
Points clés
- Le site de l'INPI (guichet unique) est la seule plateforme officielle et gratuite pour immatriculer toute entreprise.
- Les plateformes payantes (Legaltechs) comme Legalstart ou LegalPlace n'immatriculent pas directement mais préparent et soumettent votre dossier à l'INPI.
- Le coût "zéro" n'existe pas pour les sociétés : des frais incompressibles comme l'annonce légale (environ 150-200 €) s'appliquent toujours.
- Les néobanques (Shine) ou logiciels de comptabilité (Indy) intègrent souvent la création d'entreprise "gratuite" dans leurs abonnements.
- Le choix du site dépend de votre besoin d'autonomie, de conseil juridique et de la complexité de vos statuts.
Pour aller plus loin, découvrez les 4 étapes concrètes pour se lancer dans la création d'entreprise et structurer efficacement votre projet.
Sources
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil comptable, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un expert-comptable ou un avocat pour toute décision engageant votre entreprise.
Questions fréquentes
Quel est le site officiel pour créer une entreprise ?
Le site officiel, unique et gratuit pour toutes les formalités d'entreprise, y compris la création, est le guichet unique opéré par l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Il centralise les démarches pour tous les statuts juridiques, de la micro-entreprise à la société commerciale.
Quel est le meilleur business à lancer avec 0 € ?
Lancer un business sans capital est possible en misant sur vos compétences. Les options les plus courantes sont les services (consulting, rédaction, graphisme, développement web) ou la création de contenu (blogging, chaîne YouTube). Ces activités peuvent démarrer en micro-entreprise avec des frais de création quasi nuls.
Comment obtenir la prime de 3.000 € pour un jeune entrepreneur ?
La prime pour jeune entrepreneur n'est pas un dispositif unique mais un ensemble d'aides possibles (ACRE, ARCE, aides régionales). Pour connaître votre éligibilité, consultez les portails officiels comme Bpifrance Création ou le site de votre région. Un conseiller France Travail ou un expert en création peut vous orienter.
Quel business lancer avec 1000 € ?
Avec 1000 €, vous pouvez lancer une activité de e-commerce en dropshipping, créer une petite marque de produits artisanaux (achat de matières premières, packaging), ou investir dans du matériel pour une activité de service (photographie, réparation). Ce budget couvre les frais de création, un site web simple et un peu de publicité initiale.
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